Violences policières racistes, manifestations, crises sanitaire, économique et sociale : nous sommes dans un moment déterminant.
Manifestations à Minneapolis après la mort de Georges Floyd (photo mosaiquefm.net )

La vidéo est insoutenable : l’on y voit pendant  9 interminables minutes, Georges Floyd un américain mélanoderme, plaqué au sol, et  un policier leucoderme, l’officier Derek Chauvin, exerçant une pression du genou sur son cou, ce qui a entrainé sa mort. Ces images ont suscité une vague d’indignation et de manifestations dans plus de 140 villes américaines  pour dénoncer le racisme systémique et la violence policière. Car le péché originel des Etats-Unis, ce sont l’extermination des Amérindiens, l’esclavage des populations noires, le racisme, les inégalités et le pouvoir de la police à leur service.

Dans ce pays, ces protestations déclenchées par la mort de George Floyd sont symptomatiques d’un profond sentiment d’aliénation  de millions d’urbains pauvres de la classe ouvrière qui dure depuis des années. Les perspectives déjà réduites auxquelles sont confrontées ceux-ci n’ont été qu’aggravées par l’assaut imprévu de la pandémie de COVID-19 et les politiques conçues pour la combattre. Rappelons  aussi que  ces personnes ont été celles qui ont constitué la  majorité des travailleurs « essentiels » en première ligne durant le confinement et le pic épidémiologique et qui  ont payé un lourd tribu en nombre de personnes infectées par la maladie et décédées, pendant que les dominants fuyaient pour séjourner dans leur demeure secondaire hors des villes.  De plus, ce sont encore elles et leurs familles qui ont commencé à subir les  rigueurs de l’énorme crise économique qui a commencé aux Etats-Unis. A ce jour, on y dénombre 40 millions de personnes qui ont brutalement perdu leur emploi sans compter de nombreux autres qui découragées ne sont pas allées s’inscrire dans les agences recensant les chômeurs. Cela malgré une création monétaire de 2 500 milliards de dollars injectés par le Congrès et le gouvernement fédéral dans l’économie, qui ont servi principalement à soutenir comme d’habitude,  le marché financier, c’est-a-dire « la classe des investisseurs » qui ne travaille pas et vit du travail de ces  « premiers de corvée ». Cet argent massif aurait dû aller soutenir directement les salariés, les travailleurs, les artisans ou les petites entreprises pour leur éviter de sombrer. Mais l’oligarchie a encore une fois subtilisé le pactole avec des lois qu’elle inspire et dicte.

Une situation de crise multiforme (sociale, économique, sanitaire, gouvernementale) s’installe dans le pays avec un risque de dérive autoritaire et militaire de l’Administration Trump, avec un capitalisme financier sacralisé plus déchainé que jamais, et profitant toujours plus aux oligarques avec d’énormes risques de laminage de l’économie réelle. Il est temps de désacraliser ce capitalisme, de le dompter. Il faut aussi exposer le «  diviser pour régner »  que nous infligent les oligarques et la classe dirigeante afin  de ne plus tomber dans leur panneau au point de nous détester entre nous,  et souvent voter contre nos propres intérêts.

Il faut nous rassembler, livrer   un combat rude, difficile, mais c’est à la gauche de venir jouer un rôle majeur pour éclairer les masses,  expliquer les contextes, les enjeux, les intérêts de classe, les menaces sociales, sanitaires, climatiques et écologiques qui nous assaillent. Notre conviction est qu’une politique véritable à  gauche, sociale, solidaire, écologiste et citoyenne est la solution et un combat qu’il faut inlassablement mener.

Dans le monde, la mort de George Floyd a suscité simultanément une vague de soutien international. D’Ottawa à Rio de Janeiro, de Londres à Auckland en Nouvelle Zélande, des manifestations s’organisent pour dénoncer les brutalités policières et la discrimination des personnes racialisées.  Ainsi, chez nous aussi en France des manifestations sont organisées à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse bravant les interdictions officielles imposées par l’urgence sanitaire pour rendre hommage et réclamer justice pour  tous les George Floyd et Adama Traoré victimes de la police et provoquer une prise de conscience. Les manifestants sont majoritairement des jeunes, issus des quartiers populaires, révoltés par les situations qu’ils y vivent et qui essayent de lever un mouvement pour se faire entendre. Là encore il y a besoin d’une véritable politique de gauche pour irriguer ce mouvement, l’inclure dans toutes ces formes de lutte qui vont éclore pour « les Jours d’Après » et qu’il faudra faire converger et hybrider.

En replaçant la lutte dans le contexte politique et social de notre ville, Villejuif, nous constatons que la crise sanitaire  a légitimé certains sujets pour lesquels notre  Liste Tous Ensemble Pour Villejuif se bat avec vigueur depuis tant d’années, comme la nécessité d’un service public fort, le mal-logement, la précarité numérique, le décrochage scolaire, l’accès à une alimentation quotidienne suffisante et la préservation de l’environnement. Nous voyons de jour en jour autour de nous et dans la ville les conséquences néfastes de la crise sanitaire et économique pour les gens.

 Lors du premier tour des municipales, en plaçant le total des voix de gauche et des écologistes à 52 %, il est possible de mettre notre ville en mouvement pour répondre à ces grandes questions. Avec une équipe renouvelée et créative, Sophie Taillé-Polian et Pierre Garzon   comme maire,  s’y consacreront avec toute la détermination que vous leur connaissez. Le 28 juin, votez et faites voter pour la liste « Tous ensemble pour Villejuif écologiste, citoyenne et solidaire ». 

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