THIERRY FOGOLIN: les hospitaliers de Paul-Brousse ont besoin d’élus de gauche

Pourquoi, pour lui, c’est «Ensemble pour Villejuif».

Né à Villejuif il y a 53 ans, Thierry Fogolin demeure aux Lozaits. Il est père de deux enfants – dont une adolescente de 14 ans, Lisa, grand espoir du tir à l’arc français pour peut-être les JO de 2024 et, plus sûrement, ceux de 2028. Ouvrier professionnel de l’AP-HP à l’hôpital Paul-Brousse depuis 20 ans, il y exerce des responsabilités syndicales.

« J’ai découvert « Ensemble pour Villejuif » à travers la construction citoyenne de son programme, et particulièrement de ses propositions pour l’épanouissement des enfants et des jeunes, pour lesquelles j’ai flashé tant elles rencontrent mon vécu quotidien. Je les ai aussitôt faites miennes, notamment l’instauration d’une aide municipale à la pratique sportive ou artistique.

Être ouvrier et père divorcé d’une graine de championne, souhaiter accompagner et faciliter du mieux possible le développement de la carrière de son enfant, dans un sport qu’elle s’est librement choisi, ce n’est pas évident. Cela implique beaucoup de sacrifices financiers, surtout dans un sport comme le tir à l’arc où il faut, par exemple, renouveler les flèches tous les six mois. Entre l’achat du matériel, le coût des stages régionaux, les frais de déplacement pour les compétitions, le prix de la licence, j’ai bien du mal à joindre les deux bouts. Vu la désaffection de L’État pour le budget du sport (-7% en 2018, – 6% en 2019 hors crédits d’équipements pour les Jo de Paris), les aides des collectivités locales et territoriales – quand elles existent, et ce n’est pas toujours le cas à Villejuif – sont, à mon avis, plus que jamais nécessaires.

Mais ce n’est évidemment pas la seule explication à mon engagement, comme candidat, aux côtés de Pierre Garzon et Sophie Taillé-Polian. L’AP-HP n’est pas en dehors du profond et vaste mouvement social qui s’exprime dans les hôpitaux, depuis plus d’un an maintenant. Où le manque flagrant de moyens humains et matériels conduit à une dégradation sans précédent des conditions de travail du personnel, tous secteurs confondus, et donc par ricochet des conditions d’accueil et de soins des usagers du service public hospitalier. Sans compter tous les acquis qui sont rognés, telle chez nous la fermeture du centre de loisirs pour les enfants du personnel.

A Paul-Brousse toujours, le personnel du centre hépato-biliaire (CHB) est en grève depuis 4 semaines pour les mêmes raisons, alors qu’il s’agit d’un établissement moderne, ultra-performant. Fabien Roussel, le député communiste, vient à sa rencontre le 26 février, dans le cadre de son tour de France des hôpitaux. En revanche, on attend toujours le moindre mot de soutien du maire actuel, de la municipalité de droite. C’est le grand silence! Et même la grande absence, aucun élu présent lors des conseils de surveillance de l’hôpital où se joue pourtant en partie la mise en œuvre locale de l’austérité qu’impose le gouvernement de M. Macron aux personnels et usagers. Quel contraste avec l’époque des municipalités de gauche, qui accompagnaient tous nos combats pour le droit à une santé de qualité!»

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