Pour le retour de la transparence et de l’équité

Le moment de liesse de la victoire passée, la nouvelle équipe a très vite été en contact avec la réalité du terrain. Loin des déclarations de l’ancienne majorité, le constat de l’état de la municipalité est édifiant. Les caisses sont vides, les agents épuisés, essorés par un mépris constant de leur hiérarchie mais aussi par la baisse constante de leur effectif. « Gouverner c’est prévoir » nous dit-on. Force est de constater que cela n’a pas été le cas à Villejuif durant ces 6 ans. Les choix néolibéraux de Mr Le Bohellec ont conduit à la disparition progressive des agents de catégorie C pour les remplacer par des entreprises privées sous contrat avec la mairie. Moralité : nous assistons non seulement à une gabegie financière – comme l’a montré l’explosion des dépenses de nettoyage au profit d’une seule entreprise – mais surtout à une perte de la proximité des agents municipaux entre eux (par exemple, rencontres régulières entre les services techniques et les écoles) mais aussi perte des savoir-faire. Il reste un seul plombier dans le service technique pour toute la ville ! On voit donc la faillite de cette manière de faire si idéologique. C’est exactement ce que l’on constate au niveau national en ce qui concerne les hôpitaux à qui l’on reproche de ne pas faire face à la nouvelle pandémie alors que cela fait des années que leurs effectifs sont réduits et leurs lits fermés !

En ce qui concerne ma délégation, les sports, je ne peux que constater les dégâts : favoritisme outrancier de certains clubs aux dépends des autres, aides financières cachées par le biais d’injonctions aux différentes entreprises immobilières qui construisent sur la ville, promesses électoralistes de construction d’installations sportives non financées, embauche de personnes ciblées pour récompenser des « amitiés politiques » et j’en passe. En parallèle, un directeur missionné pour « casser du fonctionnaire », favoriser l’embauche de contrats précaires directement placés sous son autorité et donc corvéables à merci, qui désorganise un service pourtant efficace.

Du côté des clubs, la volonté de détruire l’USV, vu comme un « repère de communistes » a conduit à la mise en place d’un office municipal des sports (OMS) que l’on espérait « sous contrôle ». Comme ses dirigeants ont refusé d’être inféodés au pouvoir politique, la municipalité a ensuite tout fait pour réduire son fonctionnement : baisse des dotations financières, encouragement à créer des clubs en dehors de l’OMS, mise à l’écart des décisions importantes en ce qui concerne les choix sportifs de la ville : corrida, candidature aux JO, création de nouvelles installations…

Au vu de ce constat, l’objectif est maintenant de remettre de la confiance entre la municipalité et le monde du sport. Pour le service des sports, réhabilitation des agents qui ont été « placardisés » ou méprisés, co-construction des nouvelles directives pour le sport à Villejuif, réflexion collective autour des nouvelles – ou des futures- installations. Pour les clubs, la volonté n’est pas de savoir qui a profité des largesses passées ni pourquoi. Le sport doit être apolitique. Mais il doit être aussi transparent. Nous voulons donc laisser au monde sportif une partie de sa gestion financière et matérielle afin justement de l’éloigner des pressions politiques éventuelles. Pour cela, le rôle de l’OMS va être central. La quasi-totalité des clubs de la ville y sont adhérents. Les décisions sont prises par le comité directeur qui représente tous les présidents des clubs. L’OMS sera systématiquement associé aux décisions des créneaux dans les installations, à la répartition des subventions aux clubs qui seront transparentes et basées sur des critères sus et connus de tous, à la construction et l’aménagement des nouvelles installations sportives. En parallèle, une commission sportive sera relancée pour travailler sur les subventions comprenant des élus de l’opposition et des représentants du monde sportif.

Enfin, la ville de Villejuif avait candidaté pour accueillir des équipes olympiques et paralympiques pour les JO 2024. Deux installations ont été reconnues comme étant « à la hauteur » de cet événement : le stade d’athlétisme Louis Dolly et le stade nautique Youri Gagarine, géré par le Grand Orly Seine Bièvre. Ce beau défi va nous permettre de construire une véritable dynamique autour du sport dans la ville, un sport pour toutes et tous, un sport accueillant pour toutes les différences et tous les handicaps. Cet objectif va nous permettre, je l’espère, de relancer le dynamisme sportif de nos associations qui sont fort mis à mal actuellement avec les mesures sanitaires.

Valérie Morin, maire – adjointe Sports pour Tous.tes et JO 2024

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