MAOULIDA ABDOU : Villejuif doit redevenir une terre d’accueil où tout le monde est bienvenu

Pourquoi, pour elle, c’est «Ensemble pour Villejuif».

Tout le monde connaît Maoulida à la cité Dumas, où elle réside. Elle a la tchatche facile, aime les rencontres et discuter à n’en plus finir. Et quand elle ne parle pas, elle chante, surtout sur des musiques du monde, sa passion. Le monde, la diversité des cultures qui le font avancer, elle adore. Et c’est même pour cette raison que cette jeune mère de famille comorienne, au chômage, privée du droit de vote, pousse non sans succès ses voisines et voisins à participer aux scrutins des 15 et 22 mars prochains. Pour la liste que conduit Pierre Garzon, cela va de soi, tant elle a envie que cela cela change à Villejuif.

«Je veux que ça change à Villejuif car actuellement c’est plutôt chaud. J’aimerai que Villejuif soit une ville pour tout le monde, ce n’est pas le cas aujourd’hui, ce n’est plus le cas. J’aimerai une ville qui accueille toutes les nationalités, sans discrimination quant à l’origine ethnique ou sociale, quelles que soient les différences. C’est pour cela que je me suis engagée avec «Ensemble pour Villejuif Écologique et Sociale».

Je suis une Africaine. J’ai été bien accueillie par Villejuif, par la France, en 2004. Mais cela a bien changé. Depuis 3 ou 4 ans, j’ai eu des rejets vraiment effroyables, par exemple dans les services sociaux de la mairie. Avant, on écoutait nos problèmes, on nous expliquait ce qui était possible ou pas, on nous orientait, on avait des réponses, fussent-elles négatives. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, on ne nous écoute même plus, on refuse de nous accueillir. Et à voir les sourires attristés du personnel, on comprend qu’il n’y est pour rien, que cette politique du rejet vient d’en haut.

C’est pour cela que je veux que cela change à Villejuif, que j’ose aller à la rencontre des gens pour les convaincre qu’ils peuvent être les acteurs de ce changement. On habite une cité qui a été abandonnée. Avant il y avait des activités, il y avait la fête dans le parc du 8 mai, la fête des voisins… cela n’existe plus. La structure pour les enfants a été fermée, ils n’ont plus d’activités organisées. La Ville doit exister dans notre quartier et notre quartier doit exister dans Villejuif.

«Ensemble pour Villejuif», cela peut changer nos vies ici. Je suis fière, très fière de participer à sa campagne.»

Fermer le menu