JULIE LAMBILLIOTTE : lutter contre les urgences climatiques et sociales

Pourquoi, pour elle, c’est « Ensemble pour Villejuif ».

Habitante de Villejuif depuis 30 ans (quartier du Lion d’Or, puis Centre-Ville depuis 1997), Julie Lambilliotte est enseignante dans une école maternelle de notre ville. N’appartenant à aucun parti, elle a choisi de s’engager pour la première fois en politique, en tant que citoyenne, sous l’effet d’une « double urgence ».
« Nous sommes confrontés à une double urgence : une urgence climatique, d’abord. On sait qu’elle est la conséquence de choix politiques libéraux qui privilégient, depuis des dizaines d’années, l’accroissement des profits pour quelques-uns au lieu de la recherche de solutions pour sauvegarder ce qui nous est vital à tous : notre planète.
Mais nous sommes aussi confrontés à une urgence sociale. La politique néolibérale menée au niveau national, comme elle consume les ressources naturelles, consomme et consume également les gens, les précarise, les pressurise, les licencie, sans se préoccuper des conséquences humaines. Elle détruit peu à peu les services publics (hôpital, justice, éducation…), notre système de santé et de retraite. Les gouvernants n’écoutent pas les revendications pourtant nombreuses et puissantes qui s’élèvent dans tout le pays, voire répriment violemment leur expression.
Les conséquences de cette logique libérale, je les vois tous les jours dans mon école. Les classes sont surchargées et les plus petits de nos élèves, qui découvrent l’école et sont pour la première fois séparés de leurs parents, se retrouvent souvent à 30 par classe en zone banale. Comment répondre aux besoins de chacun dans de telles conditions ? Les enfants sont confrontés à des parcours de vie de plus en plus brutaux : parents qui craquent à cause de leurs conditions de travail, chômage, familles monoparentales souvent au bord de la précarité, problèmes de logement…
C’est pourquoi, en attendant de pouvoir voter au niveau national, il me paraît primordial de s’engager localement pour imposer une autre politique. J’ai choisi « Ensemble pour Villejuif » parce que cette liste lie étroitement les deux urgences : solidarité et écologie. Elle conçoit la politique locale comme une manière de protéger, de compenser, autant que possible, la politique nationale : minimum social garanti pour qu’aucun enfant ne vive sous le seuil de pauvreté dans notre ville, augmentation du nombre d’ATSEM dans les classes pour compenser les effectifs surchargés, encadrement des loyers pour lutter contre les problèmes de logement, développement des centres de santé municipaux…
Elle propose également de nombreuses mesures pour lutter contre l’urgence climatique : rénovation des bâtiments publics pour éviter les gaspillages d’énergie en hiver et les fortes chaleurs l’été, végétalisation de la ville et des cours d’écoles pour créer des îlots de fraîcheur, développement des filières d’économie sociale et solidaire privilégiant les produits bio et les circuits courts, repas de cantine de meilleure qualité, défense et développement des espaces verts de la ville, compostage, développement de la ressourcerie-recyclerie…
Le programme de « Ensemble pour Villejuif » est très riche et met toujours en cohérence ces deux exigences de solidarité et d’écologie : prendre soin des personnes et prendre soin de notre environnement. Il propose aussi une autre façon de faire de la politique en permettant aux habitants de s’impliquer dans les décisions qui les concernent : création d’une agora numérique permanente, recours régulier aux référendums locaux, promotion de l’initiative citoyenne, open data et transparence de chaque décision… Cette volonté se voit dans le fonctionnement du groupe qui est allé à la rencontre des Villejuifois de tous les quartiers, pendant un an et demi, afin d’appréhender au mieux les problèmes et d’élaborer les réponses les plus pertinentes. Cette volonté d’ouverture se voit aussi dans la composition de la liste avec 50% de citoyens sans étiquette politique, issus du mouvement associatif, sportif ou culturel, et 90% des personnes qui n’ont pas siégé aux conseils municipaux précédents. »

Fermer le menu