BÉATRICE PICHOT : il y a plus que jamais besoin de retrouver une ville solidaire.

Pourquoi, pour elle, c’est « Ensemble pour Villejuif ».

Comme beaucoup de retraité.es, cette habitante du quartier Armand Gouret consacre une bonne partie de son temps libre à œuvrer bénévolement dans une association. Béatrice Pichot, elle, s’est très impliquée dans l’une des associations villejuifoises les plus actives dans les domaines de la solidarité et de l’action humanitaire.

«Lorsque je suis devenue présidente de cette association, il y a six ans, nous accueillions 287 familles villejuifoises. Aujourd’hui, nous en aidons 350, soit une augmentation de près de 25%. Ce n’est évidemment pas un bon signe quant à l’évolution de notre société. Il y a indéniablement une paupérisation accentuée des couches les plus fragiles de la population, du fait notamment de l’insuffisance des salaires, des indemnités de chômage – dont beaucoup de sans emploi sont d’ailleurs privés – et des pensions de retraite.
Nous recevons ainsi de plus en plus de retraitées veuves qui n’ayant pas ou peu travaillé n’ont comme revenu qu’une maigre pension de réversion, souvent 50% seulement de la retraite de leur mari décédé. Et la situation risque de s’aggraver à l’avenir avec la réforme gouvernementale des retraites qui prévoit un durcissement de l’accès aux pensions de réversion, qui seront pour beaucoup en diminution selon les nouvelles règles imposées. Autres catégories de population en forte augmentation dans nos accueils : les familles monoparentales et ceux que l’on appelle les travailleurs pauvres, dont le salaire ne suffit plus pour vivre.
Si nous accueillons bien plus de personnes et de familles en grande difficulté, c’est aussi parce que, depuis six ans, le maire a décidé de limiter l’action sociale de la municipalité au plus strict minimum. Les aides facultatives de la mairie, qui auparavant étaient souvent plus importantes que les aides légales, ont été réduites.
Les chèques services, permettant des dépannages momentanés, pour s’alimenter par exemple quand le frigo reste désespéramment vide, ont ainsi été supprimés. Et ordre a été donné aux employés municipaux, qui n’y peuvent mais, de ne pas renseigner et orienter les usagers vers les multiples formes de solidarité que le département du Val-de-Marne a mises en œuvre au fil des ans. Le maire, en fait, s’est défaussé de ses responsabilités. Il lui appartient d’aider tous ses administrés et non de les renvoyer vers les associations, dont les moyens sont au demeurant limités.
A l’inverse, Pierre Garzon et ses amis d’Ensemble pour Villejuif proposent, avec les 125 engagements de leur programme, de mettre en œuvre des politiques municipales très affirmées pour qu’aucun.e Villejuifois.e ne soit abandonné.e, oublié.e par la ville, comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui, ainsi que nous le disent nombre de familles dont nous nous occupons. Changer la direction de cette ville où l’argent est roi, au détriment de l’humain qui est ignoré, je suis pour. Ce sera le retour de la solidarité, concertée et développée avec les habitants en fonction de leurs besoins et du contexte d’aujourd’hui. »

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